Au tournant de l’année 2006, les côtes sénégalaises deviennent un des points de départ privilégiés des « cayucos » à destination des îles Canaries. Tandis que les accords de réadmission entre l’Espagne et le Sénégal sont au centre des préoccupations diplomatiques, l’argument du développement versus contrôle des flux migratoires est repris par le gouvernement sénégalais pour négocier des contreparties auprès des autorités espagnoles. Au-delà de ces négociations politiques, ce papier s’attachera à montrer comment l’argumentaire du développement constitue également un élément central du répertoire d’argumentation des associations de refoulés qui, au Sénégal, cherchent à obtenir une visibilité dans l’arène sociale et à acquérir un certain nombre de ressources.
Working paper
International Migration Institute
06/2010
25
18